Jeudi 10 avril 2008
Voici comment nous vivions dans nos campagnes. Bien souvent, j'ai désiré le conter, l'écrire pour mes enfants et petits enfants. J'aurais dû le
faire plus tôt. Il est des souvenirs que j'aurais pu évoquer mais à 85 ans, la mémoire faiblit. Je ne sais si l'évocation de cet "entre 2 guerres" est valable mais je me suis efforcée de me
rappeler les faits les plus typiques.
Je ne vais pas terminer sans vous dire quelques mots concernant nos chères amies: les abeilles.
Au fond de notre grand jardin, nous avions 5 à 6 ruches. Je dis amies car elles nous connaissaient bien et jamais elles n'ont piqué l'un d'entre nous. Bien sûr nos ruches étaient un peu isolées et nous n'allions pas souvent auprès d'elles mais quel plaisirde voir ces travailleuses inlassables partir butiner et revenir avec ce précieux pollen. Je me demande toujours comment elles transforment leur butin en ce miel délicieux. Une fois par an, presque toujours le 15 août, si le temps le permettait, on récupérait ce miel. Nous appelions ce travail délicat "brêcher". Les hommes qui s'en chargeaient étaient protégés à l'aide "d'isolants" de fortune créés à la maison. Pas un centimètre de peau n'était cependant à la portée des abeilles.
Je ne me rappelle plus comment étaient calculés les intervalles entre les étapes du "brêchage". Tout d'abord, il fallait enfumer les abeilles dans les ruches. Je ne me souviens pas également en quoi consistait cette fumée qui endormait ces braves abeilles ouvrières car il ne fallait surtout pas les faire mourir. Puis les ruches étaient ouvertes et les plateaux de miel enlevés et remplacés immédiatement par des vides. La ruche était refermée, les plateaux de miel emportés à la cuisine où il était récupéré. Dès son arrivée nous dégustions ce miel, quel délice! c'est par cuillers à soupe que je m'en régalais. Puis le miel était conservé dans des pots de verre comme pour la confiture et nous le consommions durant l'hiver.
Les chères abeilles se réveillaient et dès le soir reprenaient leur butinage sans se décourager.
J'ai une profonde admiration pour ces êtres sacrés....
Je ne vais pas terminer sans vous dire quelques mots concernant nos chères amies: les abeilles.
Au fond de notre grand jardin, nous avions 5 à 6 ruches. Je dis amies car elles nous connaissaient bien et jamais elles n'ont piqué l'un d'entre nous. Bien sûr nos ruches étaient un peu isolées et nous n'allions pas souvent auprès d'elles mais quel plaisirde voir ces travailleuses inlassables partir butiner et revenir avec ce précieux pollen. Je me demande toujours comment elles transforment leur butin en ce miel délicieux. Une fois par an, presque toujours le 15 août, si le temps le permettait, on récupérait ce miel. Nous appelions ce travail délicat "brêcher". Les hommes qui s'en chargeaient étaient protégés à l'aide "d'isolants" de fortune créés à la maison. Pas un centimètre de peau n'était cependant à la portée des abeilles.
Je ne me rappelle plus comment étaient calculés les intervalles entre les étapes du "brêchage". Tout d'abord, il fallait enfumer les abeilles dans les ruches. Je ne me souviens pas également en quoi consistait cette fumée qui endormait ces braves abeilles ouvrières car il ne fallait surtout pas les faire mourir. Puis les ruches étaient ouvertes et les plateaux de miel enlevés et remplacés immédiatement par des vides. La ruche était refermée, les plateaux de miel emportés à la cuisine où il était récupéré. Dès son arrivée nous dégustions ce miel, quel délice! c'est par cuillers à soupe que je m'en régalais. Puis le miel était conservé dans des pots de verre comme pour la confiture et nous le consommions durant l'hiver.
Les chères abeilles se réveillaient et dès le soir reprenaient leur butinage sans se décourager.
J'ai une profonde admiration pour ces êtres sacrés....
(illustration: Patie)



